Lundi 12 octobre 2009
Dimanche, nous sommes sortis de la ville pour respirer l'air de la  Dombes. Plus de carte d'état-major pour nous repérer, nous partons vers Saint André de Corcy et Châtillon sur Chalaronne. Je ne peux m'empêcher, en photographiant la statue de St Vincent de Paul, de penser à la discussion que nous avons eue sur le blog de Guillaume, au sujet de la charité. Justice ou charité, comment choisir, alors que la charité est tellement décriée, est suspectée de calcul et d'affreuses compromissions avec les pouvoirs de tous ordres ? Mais tous les saints l'ont dit : pas de charité sans justice...


Nous allons jusqu'à Bourg en Bresse, histoire de nostalgie... mais Bourg un dimanche après-midi est mort, désert, sauf du côté de la vieille ville où une jeune réalisatrice tourne un court métrage. Pour les besoins de l'histoire (dans un bar...), ses assistants arrosent abondamment la rue avec des pichets d'eau, il pleut dans le film. Bourg a changé, nous n'y retrouvons pas nos restaurants d'autrefois. Tout est fermé.



Retour à Lyon, et retour à la semaine de travail. Je passe. Le soir, je vais à la rencontre avec François Maspero, aux archives municipales. J'y arrive tôt, bien m'en a pris, beaucoup de places sont réservées, au sixième rang une dame étend ses affaires pour retenir des places pour ses connaissances. Les conversations me font penser qu'on est entre intellectuels. La salle est bondée, très attentive aux propos de l'ancien éditeur et toujours écrivain. Voir l'auteur, écouter le son de sa voix, la teneur de ses propos m'a toujours aidée à mieux comprendre ses écrits...

Par Nénette
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Dimanche 11 octobre 2009
Par Nénette
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Dimanche 11 octobre 2009
Par Nénette - Publié dans : Lyon
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Vendredi 9 octobre 2009
Dans le rayon de soleil qui revenait, j'ai photographié la farine, laissée par les bizuths. Pas les coquilles d'oeuf, pas assez photogéniques, mais la farine, oui, ça accroche la lumière. Et puis des pavés de grès, gris, des moellons énormes. Et suis allée chercher un vêtement au pressing. J'aimerais mieux dire à la teinturerie, mais c'est un mot obsolète, on ne trouve plus de teintureries que dans les villes de province, bref, j'ai fait un saut chez Madame B... salutations, sourire, ça va ? la santé ? et là elle me dit : j'en ai marre, j'ai passé deux heures à nettoyer le trottoir, avec la farine... "ils" avaient éclaboussé toute sa devanture, et avec la pluie, ça faisait bouillasse. Donc, elle regrettait qu'il y eût bizuthage cet après-midi... Hum. On a eu la même idée, elle et moi, en même temps on a pensé : on aurait pu faire des crèpes...
Pendant qu'elle arrosait son trottoir, je faisais les vitres, enfin deux ou trois, le ménage, je vois ça d'une manière assez romantique. Avec du vinaigre d'alcool dans lequel je fais mariner du romarin pendant une semaine ou deux. Papier journal. Gants de ménage en plastique rose. Ca sent bon. Mettre une musique enlevée, style musique du Costa Rica, la bamba... Au bout de la deuxième fenêtre, on sature un peu.
On aurait pu faire des crèpes, on les fera un de ces jours.
Allez, bisous aux bizuths !
Par Nénette
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Vendredi 9 octobre 2009
On hurle joyeusement dans ma rue... j'ai passé la tête pour voir. Ils sont jeunes, ont des charlottes de salle d'op sur la tête, remontent en chantant. Bizuths de médecine, vous me ramenez quelques années en arrière... au temps où les filles étaient dans leurs premières années d'étude. Je me souviens des costumes à préparer, de coccinelle qui est devenue toubib, des bugnes bien carrées de Pascal, d'Yvan qui venait jouer du piano à la maison et coudre ses vareuses. Que de temps de bonheur...
Par Nénette
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Jeudi 8 octobre 2009
J'écoute la radio, Raymond Devos... Où est Caen ? Bien sûr, il y a les rires de la salle... ce sketch suit un entretien d'Eric Fottorino, sur son père adoptif. Eric Fottorino est le directeur du journal Le Monde.
Bonheur de la radio, si rare. Chez nous, on entend mal France Culture, beaucoup mieux France Musique. Le mieux, c'est en voiture. Depuis une semaine, les jours ont passé vite. Soirée avec Josiane dans son café, autour du thème du darwinisme, animé par un chercheur du CNRS, vide grenier (j'ai des tonnes de laine maintenant), bus (la haine) qui m'a fait courir ce matin pour finalement partir, puis ralentir, puis repartir, il y a des fous parmi les conducteurs de bus, d'ailleurs je ne leur dis plus bonjour qu'une fois sur deux pour me venger.
Lou est à Bordeaux, pour le travail.
La Cimade a aujourd'hui soixante dix ans.
Ah, le son soigné des voix de la radio, vive le petit poste !!!
Par Nénette
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Mercredi 7 octobre 2009
Cette année, je commence tard.
La première heure du matin, c'est à 9 h 30. Agréable pour moi de partir alors qu'il fait jour. Ce matin, je me laisse conduire jusqu'à un arrêt de bus, cela me permet de bavarder un peu, et de ne  prendre qu'un seul bus, au lieu de deux  bus plus le métro.
Donc j'attends, environ un quart d'heure, devant une pharmacie. Grimpe, salue le chauffeur, fait sonner le composteur en passant ma carte d'abonnement. Tiens, assise, une jeune fille que je connais. C'est X..., elle écoute son ... j'allais écrire walkman. Non, son i-pod. Fait semblant de ne pas me voir, ne me voit pas ? et pourtant, par trois fois, Facebook m'a rappelée à l'ordre, parce que je n'avais pas répondu à l'offre d'être son amie. Je ne suis pas l'amie de mes élèves, sorry. Pourtant elle est assez agréable,  mais j'ai quand même le souvenir de quelqu'un d'un peu revendicatif, une petite râleuse... j'aimerais mieux qu'elle me dise bonjour dans le bus plutôt que par Facebook interposé.
Deux arrêts plus tard, Y... grimpe. Casquette arrondie sur la tête. Pas de bonjour non plus quand il s'assoit à la place libre à côté de moi. Celui-là, je comprends mieux. Mais dans le bus, n'est-ce pas, on est des citoyens, des inconnus, des .... ? je pense à sa maman, à lui, ce gosse. Il parle avec un copain à lui, de la vie de son quartier, dans des termes que beaucoup de gens ne comprennent pas. Je les laisse descendre avant moi, et je les retrouve dans la rue, dix minutes après.
Ils se sentent beaucoup mieux dans la rue qu'au lycée professionnel. Au moins maintenant, parce qu'ils sont jeunes. Quand j'arrive dans la salle des profs, sans le vouloir vraiment, je vais voir, dans la liste des adresses, le prénom de sa maman.
Par Nénette - Publié dans : Maximes et partages
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Mercredi 7 octobre 2009
Par Nénette
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Mardi 6 octobre 2009
Par Nénette
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Vendredi 2 octobre 2009
Par Nénette
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