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Deux fois, en deux jours, j'ai pris le train. Deux fois je l'ai eu au petit poil. A l'aller, conversation avec le chauffeur de bus, pour savoir comment rejoindre au mieux la gare. Conversation avec le chauffeur du deuxième bus, pour savoir si j'avais une chance d'avoir le train de 15 h 44. Ca promettait d'être très juste. Alors, j'ai sorti mon tricot, en me concentrant sur chaque point, et en me répétant : tu fais ton tricot, tu ne fais que ton tricot, pour m'empêcher de penser au train. On appelle ça : maîtriser son stress. Lorsque j'ai vu le feu passer au rouge, là, à deux pas de la gare, j'ai demandé au chauffeur de me laisser descendre pour gagner quelques minutes, j'ai gravi très vite l'escalier, j'ai sauté dans le train qui a démarré tout de suite. Cherché un contrôleur pour acheter un billet. Le supplément fait 30 % de majoration par rapport au billet de base.
Bien contente d'avoir eu ce train, j'ai profité de la vue sur les vignes de la vallée du Rhône : Tain l'Ermitage, Chapoutier et autres maisons connues dont les noms s'étalent fièrement sur les murs des vignobles. Au retour, ce soir, même topo : le train de 18 h 08, que prenait aussi mon frère. Pluie, attente, bouchon d'une ville moyenne de province, je lis sur le panneau des départs que le train se trouve voie B, je l'aperçois, sur le quai, en face, il faut descendre l'escalier, vite, vite, j'entends le sifflet qui annonce le départ, il y a aussi un homme avec un vélo, cet homme est mon salut, je le suis, vite, vite, je demande aux préposés de la SNCF si je peux monter, ils me dirigent vers la tête de la rame, vers le contrôleur qui a l'air un peu exaspéré, et me dit : vite, vite Madame. Et là, une fois dans le train, rebelotte, je paie un billet de train majoré, mais tellement heureuse de savoir que mon frère est aussi dans la rame, je le cherche d'un bout à l'autre, et lui aussi, dans le même sens. Nous nous croisons, l'un à l'étage, l'autre en bas, avant de nous retrouver et de parler littérature et musique baroque.
Quand je rentre enfin à Lyon, je raconte à mon mari un conte chinois... une histoire de lion, de singe, d'écureuil, de lapin, de chien et de chat.
Ne cherchez pas la morale de l'histoire, chers lecteurs, il n'y en a pas, c'est une histoire sans queue ni tête...
Coucou, Marianne
Est-ce que tu veux un modèle de chaussons bébé au point mousse, façon petite bottine, bien enveloppant (je sais que les jeunes parents apprécient lorsque le bébé est porté sur le ventre dans une écharpe de portage ou un "kangourou") ? dis-moi...