Il y a deux ans, j'ai commencé un long, très long gilet pour Nana. Environ 200 mailles pour un rang de tricot. Elle m'avait dit : dépêche-toi de le finir avant que ce soit démodé. La vérité sort de la bouche des enfants.
Après avoir tricoté le côté devant, commencé le dos, j'ai dit : stop. Et par chance, et merci les bloggueuses, j'ai trouvé un modèle de poncho beaucoup plus rapide.
Pour détricoter le premier gilet, j'ai utilisé un dossier de chaise. Trop raide pour que l'écheveau se défasse bien une fois le fil détricoté. Car il faut le mettre quelques heures dans l'eau pour que le fil redevienne "lisse". L'astuce, c'est de l'enrouler autour d'un coussin. Comme le coussin est mou, on enlève facilement la laine... pour la mettre à tremper dans de l'eau froide.
Yapluka
Gare Jean Macé à Lyon
A Bellecour, des étudiants chinois ont dansé en public la danse du Dragon.
Ils recommencent rue Passet dimanche après-midi. Mais avec beaucoup plus de spectateurs.
Dans la rue Neuve, en rentrant, j'ai vu des morceaux de papier rouge, comme des pétales de roses, c'était les restes des pétards...
Faire du bruit, ça éloigne les mauvais esprits...
La course à l'échalotte est synonyme d'absurdité. La sauce à l'échalotte est bien meilleure
Ici, à l'huile d'olive
On met le vêtement à plat, sur une surface moelleuse, comme une couverture ou un molleton. Sur la surface moelleuse, on aura préalablement déposé un grand papier kraft. On épingle en respectant bien le droit-fil. Avec la pointe d'une épingle on marque le papier kraft selon les lignes de couture du vêtement, on écrit sur chaque morceau son identité : par exemple devant côté droit, dos milieu. Puis on ôte les épingles et on découpe soigneusement le papier kraft.
Pour les quilteuses, ça ressemble au montage d'un top. Trois couches : le molleton, le papier, le vêtement à reproduire.
Pour les cuisinières, ça ressemble à la préparation des lasagnes : la sauce, les lasagnes, la béchamel...
Le patron est fait.
Yapluka
Deux fois, en deux jours, j'ai pris le train. Deux fois je l'ai eu au petit poil. A l'aller, conversation avec le chauffeur de bus, pour savoir comment rejoindre au mieux la gare. Conversation avec le chauffeur du deuxième bus, pour savoir si j'avais une chance d'avoir le train de 15 h 44. Ca promettait d'être très juste. Alors, j'ai sorti mon tricot, en me concentrant sur chaque point, et en me répétant : tu fais ton tricot, tu ne fais que ton tricot, pour m'empêcher de penser au train. On appelle ça : maîtriser son stress. Lorsque j'ai vu le feu passer au rouge, là, à deux pas de la gare, j'ai demandé au chauffeur de me laisser descendre pour gagner quelques minutes, j'ai gravi très vite l'escalier, j'ai sauté dans le train qui a démarré tout de suite. Cherché un contrôleur pour acheter un billet. Le supplément fait 30 % de majoration par rapport au billet de base.
Bien contente d'avoir eu ce train, j'ai profité de la vue sur les vignes de la vallée du Rhône : Tain l'Ermitage, Chapoutier et autres maisons connues dont les noms s'étalent fièrement sur les murs des vignobles. Au retour, ce soir, même topo : le train de 18 h 08, que prenait aussi mon frère. Pluie, attente, bouchon d'une ville moyenne de province, je lis sur le panneau des départs que le train se trouve voie B, je l'aperçois, sur le quai, en face, il faut descendre l'escalier, vite, vite, j'entends le sifflet qui annonce le départ, il y a aussi un homme avec un vélo, cet homme est mon salut, je le suis, vite, vite, je demande aux préposés de la SNCF si je peux monter, ils me dirigent vers la tête de la rame, vers le contrôleur qui a l'air un peu exaspéré, et me dit : vite, vite Madame. Et là, une fois dans le train, rebelotte, je paie un billet de train majoré, mais tellement heureuse de savoir que mon frère est aussi dans la rame, je le cherche d'un bout à l'autre, et lui aussi, dans le même sens. Nous nous croisons, l'un à l'étage, l'autre en bas, avant de nous retrouver et de parler littérature et musique baroque.
Quand je rentre enfin à Lyon, je raconte à mon mari un conte chinois... une histoire de lion, de singe, d'écureuil, de lapin, de chien et de chat.
Ne cherchez pas la morale de l'histoire, chers lecteurs, il n'y en a pas, c'est une histoire sans queue ni tête...
Janvier, c'est un peu morne.
On n'a qu'une envie : de voir des jonquilles en fleurs...
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