à Besançon
à Besançon
Utiliser des solutions à petites échelles et avec patience...
Petites échelles, ça vous dit quoi ?
C’est la 27ème année de Paroles en festival, rencontres de conteurs en Rhône-Alpes qui vient de commencer aujourd’hui au jardin de la Visitation à Lyon. Il a lieu du 28 mai au 15 juin. Pour voir tout le programme, il faut regarder sur le site de l’Amac, www.amac-parole.com.
Nous sommes allés entendre Agnès Chavanon et Chloé Gabrielli, en plein air, d’abord pour les enfants puis à 20 h 30 pour un public d’adultes. J’apprécie leur douceur, leur malicieux sourire, et le soin qu’elles portent à leur vocabulaire, soigné et choisi. Les histoires étaient tirées au sort dans un paquet de cartes, il n’y avait donc qu’à admirer le fait que, mère et fille, ces deux conteuses maîtrisent à merveille leur art et nous emmènent au pays d’il était une fois…
Raconter, mais pas trop
Il y a un subtil équilibre entre raconter les choses, sans tout dire. J’ai remarqué récemment que certaines personnes (non, pas de nom…) continuent à parler alors qu’elles ont posé une question, et lorsqu’on leur répond, on a donc la parole coupée. Elles sont tellement attentives à la logique de leur propos qu’elles ne laissent pas à l’interlocuteur le temps de s’exprimer à son tour.
De même parler de son état de santé… entre le silence total des gens qui vont toujours bien, ou qui
répondent toujours : très bien, quand on leur demande : « comment vas-tu ? » et le douloureux spectacle récit de tout ce qui va
mal, il y a un espace à respecter.
Voici un billet bien moralisateur.
Il fallait pourtant que j’écrive quelque chose pour tester le fait de préparer un billet sur traitement de texte avant de le coller sur le blog.
Et vous, comment ça va ?
Je vous recommande la lecture d' "Eloge du démodé" de Michel Chaillou, un livre publié aux Editions de la Découverte.
Un bel essai.
Au vide grenier de Simandres, juste avant l'averse de l'après-midi, quelques affaires : quatre pelotes de laine, cinq ou six bocaux, trois canevas à garder pour plus tard, et surtout, une cagette peinte en vert, portant : ciboulette, menthe, un pied de tomates cerises en fleurs, et un minuscule petit nain qui mesure 3 ou 4 centimètres... j'ai oublié le basilic, celui qui manquait à Lau quand elle est venue à la maison.
Celui qui proposait ses petites cagettes merveilleuses à la brocante avait aussi réuni d'autres éléments : cailloux, coquillages...
Un moment de poésie.
Qui ne connaît les traboules ? Passages entre les maisons...
Ici, la rue Richan, à deux pas du Théatre de la Croix Rousse...
Et l'évocation de la chanson du mal aimé, de Guillaume Apollinaire : Nous semblions entre les maisons, lui les Hébreux, moi Pharaon...
J'aime les fleurs
Comme celle-ci
Un peu sauvage
Résistante
Semée par un vent invisible
Ou une main un peu fantasque
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